SONDAGE AUPRÈS DES PARENTS
Un sondage national auprès de parents d'enfants de moins de six ans

      En janvier 1999, Investir dans l'enfance a parrainé un sondage national, lequel a été réalisé par Market Facts Canada, auprès de 1 645 ménages ayant un minimum d'un enfant de moins de six ans. Ce sondage comprenait un nombre égal de pères et de mères ainsi qu'un groupe distinct de mères célibataires. Le sondage est représentatif du Canada par région, groupes linguistiques et groupes de revenus. La précision des résultats est de 2,5 points, dans 95 p. 100 des cas.

      L'objet du sondage consistait à déterminer si les parents connaissaient l'importance des cinq premières années de la vie, le rôle déterminant que jouent les parents au cours de cette période et si les parents croyaient avoir la capacité qu'il faut pour prendre soin de leurs enfants.

      Le premier ensemble de résultats du sondage démontre que 92 p. 100 des parents pensent qu'« être parent est la chose la plus importante qu'ils soient appelés à faire ».

 
  Toutefois, les connaissances des parents relatives au développement de l'enfant semblent avoir une largeur d'un mille et «une profondeur d'un pouce». 

      Ainsi, bien que 85 p. 100 des parents soient certains que les bébés apprennent dès leur naissance, seulement la moitié est certaine que la stimulation des bébés et des jeunes enfants et la façon de les élever exercent une influence sur l'évolution de ceux-ci sur les plans social, émotionnel et intellectuel. En outre, très peu de parents ont des certitudes quant au développement du cerveau et de son rapport avec la santé mentale et le développement intellectuel de la petite enfance.

 
  Certes, les parents admettent l'importance de leur rôle, mais sans vraiment savior que faire. 

      Les parents se demandent quels sont les signes à surveiller et qui permettent d'affirmer que leur enfant est en santé et se comporte à peu près comme il convient à son âge. Leurs connaissances du développement physique sont faibles, et celles qui portent sur le développement social et émotionnel, encore plus faibles. C'est le développement émotionnel que les parents ont l'impression d'influencer le plus, mais c'est le domaine dans lequel ils possèdent le moins de connaissances. Les parents sont incertains de leurs habiletés, des sentiments de leurs enfants et de la façon d'aborder les situations difficiles. Les parents sont particulièrement insécurisés à propos de la naissance de leur premier enfant.

      Enfin, les parents avaient l'impression d'avoir manqué d'aide émotionnelle ou pratique à l'arrivée de leur premier bébé. Un facteur importe encore davantage : seulement 40 p. 100 des parents sont complètement d'accord avec l'énoncé que le Canada trouve ses jeunes enfants précieux.

      Il s'agit ici du sommaire préliminaire d'une étude exhaustive. Une analyse supplémentaire sera faite en vue de déterminer s'il est possible de relever des différences par groupe de revenus, par région ou par groupe linguistique; il y aura aussi un examen en profondeur sur la façon des parents d'obtenir de l'information sur le rôle parental, leurs styles parentaux, de discipline et leurs activités parentales.